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Ton génie bénéfique te conduira dans la vie à pas de géant. Eveille-le ! (III)

 

Par le professeur de yoga Gregorian Bivolaru


Lisez ici la deuxième partie de l’article


« L’écume du monde » adore Dieu

L’encyclopédie russe parue à Saint Pétersbourg en 1904 définit le mode de vie de « ceux qui, animés par un amour profond et sans mesure pour Dieu et même pour les gens, ont adopté une forme ascétique de piété nommée folie par leur dévotion envers le Père Céleste. Ceux qui agissent de la sorte renoncent volontairement non seulement à tout confort, mais à presque tous les avantages de la vie terrestre.

Ils renoncent même à la plupart des joies et des plaisirs que la vie en communauté offre et abandonnent même les bienfaits de la famille. Entre autres, ils acceptent comme quelque chose de normal l’hypostase apparente d’un fou. Ils ne respectent plus les convenances, ne manifestent en aucune situation le genre habituel de honte et encore plus, ils se permettent souvent de faire des actions qui, aux yeux des gens communs, semblent scandaleuses ou qui provoquent une révolte. Ces ascètes vivants dans un état de détachement exemplaire n’ont pas peur de dire la vérité nue aux puissants de ce monde. Ils accusent ceux qui ont oublié la justice de Dieu et consolent tous ceux qui, pleins de piété, prouvent de l’amour et du respect pour Dieu ».

Les mots divinement inspirés de l’apôtre Paul – de la première épître envers les Corinthiens, chapitre 4, paragraphe 10 : « Notez bien, nous sommes fous du Christ » – ont souvent servi comme fondement et sont considérés comme une justification de ce mode de vivre.

Saint Siméon Salos cite la même épître envers les Corinthiens, chapitre 1, paragraphe 25 où est dit : « Car la folie de l’amour pour Dieu est toujours pleine de sagesse en comparaison avec la soi-disant sagesse des gens ». Et l’apôtre Paul de continuer en disant que les rares êtres humains animés par un soi-disant état de folie éveillée en eux par l’amour pour Dieu le Père vivent dans la gloire divine et acceptent avec beaucoup de courage tous les affronts, étant souvent considérés comme des imposteurs, bien qu’en réalité ils soient sincères.

Le texte capital qui justifie un tel comportement reste la première épître envers les Corinthiens, chapitre 4, paragraphes 10 à 13 : « Nous avouons que nous sommes fous pour l’amour du Christ, alors que vous être sages en Christ. Nous sommes faibles, alors que vous semblez être forts. Vous êtes honorés, alors que nous sommes méprisés. » « Jusqu’à ce moment nous souffrons de faim et de soif, de nudité, sans abri, pour toujours. » « Nous travaillons fort de nos mains et à chaque fois qu’on se moque de nous, nous bénissons, et lorsque nous sommes chassés, nous supportons. » « Quand on dit du mal de nous, nous prions Dieu, c’est pourquoi jusqu’à présent nous sommes considérés comme la balayure du monde, le rebut de tous. »

Un texte liturgique slave mentionne ceux qui sont fous de Dieu et les décrit ainsi : « Après avoir écouté et compris la voix de l’apôtre Paul, nous avouons que nous sommes fous dans notre amour ardent pour Dieu et c’est pourquoi nous ne sommes pas troublés d’être considérés comme des fous sur cette terre. »

La pureté du cœur vous élève au-dessus de la loi

George Bertram nous avertit que pour bien comprendre le terme de « fou » utilisé par l’apôtre Paul, il faut se souvenir du renversement des valeurs que Jésus a exprimé dans le Nouveau Testament. L’apôtre Paul n’a pas l’intention de modifier le sens du mot « fou », qui exprime une insulte dans l’Ancien Testament et reflète un jugement moqueur des gens relatif à ceux entièrement dévoués à Dieu. Voilà pourquoi l’apôtre Paul ne craint pas qu’il pourrait être pris pour un fou.

La sagesse mystérieuse que l’amour impétueux pour Dieu éveille dans l’être humain semble être de la folie lorsqu’elle est regardée à travers les yeux de notre monde, car, troublé par le péché, le jugement commun est le plus souvent superficiel et faux. C’est pourquoi la sagesse mystérieuse qui s’éveille grâce à l’amour impétueux pour Dieu et la soi-disant sagesse humaine de notre monde sont radicalement opposés. Dans l’ascèse chrétienne de l’amour fou de Dieu, il est souvent souligné l’importance insoupçonnée du libre arbitre comme une condition pour la libération de toute contrainte sotte et pour la conduite supérieure inspirée en totalité par le Père Céleste.

La liberté et les perfections spirituelles ne sont pas séparables, comme le remarquait à un moment donné Saint Grégoire de Nice : « La grâce divine de la liberté a été accordée à l’être humain dès le début du monde pour le bien divin qui se trouve éternellement en lui et pour qu’il soit le fruit de sa volonté. » Seulement ceux qui ont atteint la réalisation ultime sont devenus et restent en totalité libres. Les lois ecclésiastiques et profanes, les règles monacales ou le guidage spirituel inspiré nous aident à accéder à l’état total de liberté dont jouissent les enfants de Dieu.

Cependant, la croissance profonde et fructueuse de l’être humain où a pris naissance et où s’épanouit l’état de pureté totale du cœur, nous permet ensuite de dépasser petit à petit la loi. Ceux qui n’ont pas encore franchi cette marche se précipitent à juger et à considérer comme fous ceux qui ont déjà atteint l’état de pureté totale.

Un aphorisme fondamental de la sagesse dit : « Pour celui qui est immaculé, tout ce qui est pur dans son être et autour de lui apparaît en permanence comme étant pur. » Cette vérité mystérieuse est confirmée aussi par le dicton : « La beauté se trouve toujours dans les yeux de celui qui regarde. »

Le saint bénit ses ennemis

Seuls ceux qui se trouvent pour l’instant sur les marches inférieures de la connaissance de Dieu et ceux qui sont imparfaits ont besoin de lois et d’explications détaillées des écritures. Dans le cas des rares êtres humains qui aiment Dieu profondément et à la folie, leur propre conscience leur suffit pour choisir en tout le bien divin. Cet aspect nous permet de comprendre pourquoi un grand saint a dit : « Aimes toujours sans mesure et fais tout ce que tu veux. »

En regardant autour de nous avec attention, nous découvrons à quel point les visions nouvelles, grandioses et pleines de créativité du génie, des visions embrassées avec enthousiasme surtout par ceux qui sont vraiment capables de comprendre et d’assimiler leur message, deviennent rapidement de la nourriture intellectuelle de valeur.

De tels fous qui plongent dans leur amour profond et impétueux pour Dieu manifestent une sérénité exemplaire non seulement face à ce qui excite habituellement les sens, mais aussi envers les aspects de la réalité souvent insupportables aux autres. Saint Siméon affirmait par exemple qu’il n’était pas du tout troublé lorsqu’il entrait dans les bains communs réservés aux femmes, car il les regardait toujours comme si elles étaient des morceaux de bois.

Les fous de Dieu affrontent toujours de façon mystérieuse et avec un courage extraordinaire le froid, la neige, la pluie, la faim et la soif. Certains d’entre eux marchent sur l’eau comme Jésus, prennent à mains nues de la braise et ne sont plus du tout troublés ou blessés. Même les animaux sauvages leur obéissent. Ils se réjouissent pleinement de la sérénité d’Adam au Paradis.

Une légende célèbre raconte que saint Procope, qui vivait sans vêtements et souffrait au début à cause des terribles gelés de Russie, essaya un jour de se réchauffer contre les corps de quelques chiens vagabonds, mais ceux-ci s’enfuirent lorsqu’il s’approcha d’eux. Alors un miracle se passa. Un ange de Dieu apparut devant lui et lui toucha le sommet du crâne avec un rameau fleuri d’une beauté qui n’existe pas sur terre. Après cette miraculeuse apparition, saint Procope n’eut plus jamais froid, par la grâce divine qui était descendue en son corps.

Les vies exemplaires des soi-disant fous qui ont aimé Dieu impétueusement mettent en évidence des faits qui, à première vue, offensent le bon sens et les règles de la vie en société. Ils se promènent sans vêtement et sans honte parmi les gens. Ils se rencontrent sans gêne et dansent même avec des prostitués. Le plus souvent, ils transcendent les règles classiques de la politesse établies dans le cadre des rapports sociaux. Il va de soi que dans ce cas leur entourage réagit de la même façon – ils sont battus, insultés et chassés comme de vulgaires chiens et sont souvent considérés comme les plus ignobles des gens.

En dépit de ces aspects, les fous de Dieu ne condamnent jamais ceux qui se moquent d’eux et les persécutent, prouvant une immense humilité. Ils savent que ce genre de réactions sont inévitables. Dans la légende de saint Procope, on raconte que beaucoup se moquaient de lui et certains même l’insultaient en le traitant de fou, mais il priait en secret pour eux, implorant Dieu de déverser ses bienfaits sur eux. Il faisait aussi cela pour les villes par où il passait et pour leurs habitants.

Savoir qu’on ne sait pas conduit à la véritable connaissance

Les anciens moines prouvaient de l’obéissance et de l’émulation lorsqu’ils se définissaient en tant qu’êtres ignorants et sans érudition. La science de ce monde n’est pas une recommandation pour un homme spirituel, si le Saint Esprit ne l’a pas ennoblie par l’inspiration divine et la connaissance mystérieuse surnaturelle qui apparaît comme une récompense bien mérité à la suite d’une vie vécue en ascèse.

Saint Maxime le Confesseur, l’un des plus grands théologiens orientaux, parle avec beaucoup d’humilité de son ignorance comme de sa folie. Il résume assez bien la vision pleine de sagesse de la tradition orientale lorsqu’il affirme : « La science de Dieu n’a jamais besoin d’une âme dialectique, mais d’une âme clairvoyante, pure, divinement intuitive en laquelle se reflète dans une mesure plus ou moins grande la sagesse totale et mystérieuse de Dieu. »

Le célèbre et précieux traité mystique « Le livre des Actes des Apôtres » promet l’éveil de la sagesse divine du Ciel dans l’âme profondément transformée de l’être humain qui rejette la fausse sagesse de ce monde. L’impulsion de fuir toute sagesse humaine doctrinaire va jusqu’à offrir aux ascètes le conseil de s’humilier à tel point devant Dieu, qu’ils n’aient jamais peur de ressembler à un simple animal vivant dans la nature.

Souvent méprisé et insulté par une femme qui le prenait pour un fou, le père Amun disait : « Sais-tu, pauvre femme, combien d’années il a fallu que je passe en solitude avec le Bon Dieu pour atteindre enfin cette divine folie ? Crois-tu vraiment que je pourrais la perdre seulement parce que tu le désires, maintenant que je me suis totalement convaincu de ses bienfaits ? »

Une nouvelle révolution de la génialité a commencé

Les grands savants contemporains ont déjà préparé une révolution de la génialité. Son apogée sera sans doute dans le futur proche. Cette révolution profondément transformatrice pour toute l’humanité sera aussi audacieuse et fascinante que la géniale découverte de la relativité.

Aux frontières de la science apparaissent à présent de nouvelles idées géniales, quelques-unes divinement inspirées, qui défient par leur contenu tout ce que les gens communs savent sur ce monde et la façon dont ils se définissent eux-mêmes. A notre époque apparaissent des découvertes cruciales qui prouvent de façon irréfutable des vérités que l’enseignement du yoga, la tradition authentique de la sagesse millénaire, et même la religion ont soutenues avec courage depuis toujours. Une telle vérité géniale est celle que les êtres humains sont bien plus qu’ils ne semblent être et qu’au-delà des apparences, chacun d’eux est bien plus extraordinaire qu’une banale formation de chair et d’os.

Par tout ce qu’elle a de neuf et de fondamental, la science géniale qui va apparaître dans le futur proche va pouvoir répondre à des questions essentielles qui ont étonné et intrigué les savants depuis des centaines d’années, se révélant être une science du miraculeux.

Certains chercheurs géniaux ont réalisé pendant plusieurs décennies des expériences étonnantes dans le domaine de la biologie et de la physique. De telles études nous offrent des informations amples et extraordinairement riches sur la mystérieuse force d’organisation centrale qui gouverne et anime non seulement nos corps, mais aussi l’univers super-gigantesque où nous existons, que les initiés ont appelé Macrocosme. A la lumière de ces découvertes géniales, au niveau le plus élémentaire de structuration, nous, les êtres humains, nous ne sommes pas seulement un amalgame de réactions chimiques mais aussi une charge électrique sui generis.

Tous les êtres sur cette planète sont une énigmatique formation énergétique incroyablement complexe. Dans le cadre de chacune de ces formations de ce genre se déclenche sans arrêt et souvent dans une étonnante simultanéité différents processus de résonance, certains d’eux si fins qu’ils peuvent être considérés à vrai dire comme des processus de résonance occulte. Tous les êtres sont sans arrêt englobés dans un champ gigantesque d’énergie connecté à son tour à chaque être vivant et à chaque chose ou à chaque manifestation qui existe dans cet Univers super-gigantesque.

Lisez ici la quatrième partie de l’article

 

yogaesoteric
18 mai 2017