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Un accord secret de collaboration entre l’OTAN et l’ONU qui viole les conventions de la Charte des Nations Unies

de Mihai Vasilescu

Le 23 septembre 2008, le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon et le Secrétaire Général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, ont signé un accord de coopération. La nouvelle a été transmise par le biais de la presse professionnelle.

Le 26 septembre, le journal Financier Times Deutschland a signalé cet événement, sans entrer dans les détails, comme l’ont écrit les journalistes, „ on a convenu de garder le secret sur ce sujet”. Les journalistes indépendants ont eu en possession le contenu de l’accord. Ils ont révélé qu’ils étendent cette coopération durable entre l’OTAN et l’ONU, dans des situations de crise comme l’ont été celles de l’Afghanistan ou du Kosovo. Le texte viole les conventions de la Charte des Nations Unies, qui stipule que l’ONU doit rester une organisation indépendante et ne peut être le camp des alliances militaires.

„ Le Secrétaire Général de l’ONU et le Secrétaire Général de l’OTAN”, ont déclaré dans le texte de l’accord, „On se félicite de la décennie de collaboration entre ces deux organismes. L’OTAN est un partisan des efforts des Nations Unies de maintenir la paix et la sécurité internationale. Dans l’esprit du Sommet mondial de 2005, nous souhaitons créer un cadre de consultation et de coopération entre ces deux organismes. Nous réaffirmons l’engagement de maintenir la paix et la sécurité internationale. Jusqu'à maintenant, en partageant nos expériences, nous avons démontré la valeur des coopérations efficientes entre nos organismes. Nous avons agrandie une coopération opérationnelle, comme par exemple le maintien de la paix dans les Balkans (on parle du Kosovo, où la guerre a fait des milliers de victimes, et l’intervention des troupes de l’OTAN a portée irrémédiablement la destruction, note de l’auteur) et en Afghanistan, où les opérations conduites par l’OTAN et autorisées de l’ONU se sont déroulées en parallèle avec les missions de paix de l’ONU. Pour faire face aux menaces et aux provocations, la communauté internationale est appelée à répondre « présent », soulignons l’importance de créer un cadre de consultations, de dialogues et de coopérations, qui incluent un échange de règles et de dialogue continu sur les questions politiques et opérationnelles. Nous sommes conscients que ce cadre doit être flexible et évolutif, nous sommes d’accord pour continuer à étendre la coopération sur quelques questions d’intérêt commun, comme la communication et les échanges d’informations, la protection de la population civile, de l’entraînement, la planification et de l’aide dans des situations d’urgences, la coordinations et le soutien opérationnels ! Notre coopération va continuer à s’agrandir pragmatiquement pour répondre aux provocations mondiales. ”

L’accord a soulevé de puissantes controverses, même au sein de l’ONU, surtout par le fait qu’il a été achevé en secret, sans avoir été consulté par tous les États membres. Seulement les États-Unis, la France et la Grande Bretagne ont été mis au courant. Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov a été indigné et a protesté face à ce mode de procéder, mais il n’a reçu que des réponses évasives.

Le texte représente le couronnement de l’une des plus vieilles décisions pour soutenir la mondialisation, qui a pris forme au sommet de l’ONU en 2005. Parmi ces conclusions, on trouve aussi une extension au niveau mondial des actions militaires de l’ONU, mais au-delà des limites établies par la Charte des Nation Unies. Tout sous la couverture d’assumer „les responsabilités de ce projet”. Ce concept est vu comme un prétexte pour réaliser des interventions militaires sous le masque de l’humanitaire, par lequel l’Alliance cherche à justifier la politique impérialiste de domination mondiale.


Yogaesoteric
Février 2008