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Macron est-il un instrument de la CIA ? (2)

 

Lisez la première partie de cet article

L’ascension et l’apothéose

Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie. Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République. Beau parcours, non ?

Le 16 avril 2014 Jean-Pierre Jouyet deviendra Secrétaire Générale de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au cœur de la République. C’est un véritable coup d’État ! Soft, certes, mais un coup d’État !

MACRON a-t-il été ciblé par la CIA ?

Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans un e-mail d’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était « un banquier en fusions et acquisitions chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection Générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie ». « Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Economie » est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait-ce pas plutôt « pouvant aussi devenir ministre de l’Économie » ? Pourquoi cette précision ?

Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son Ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son Ministre de l’Économie deux ans plus tard)… Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel ? Au moment de la rédaction du mail, il est écrit que Macron est « banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris ». C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de La Rotonde chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani Ferry ceux-là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour composer le futur gouvernement. Et au moment de l’envoie de l’e-mail, elles ne pouvaient pas avoir eu lieu. Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait à haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton ? La CIA via les interceptions de la NSA ou quelqu’un d’autre ?

Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque ? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, cet e-mail n’est pas adressé à n’importe qui mais à Hillary Clinton alors Secrétaire d’Etat d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande ?

En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Médiapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012 ?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais la NSA a affirmé que ces écoutes n’avaient jamais touché les chefs d’État mais leur entourage. Macron a-t-il était placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée ? Et si oui, les Etats Unis cherchaient ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence ? Y-a-t-il eu collusion entre les Etats Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron ? A la vue de son parcours, la réponse est oui ! Une preuve ?

L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, progressiste et européiste soutenu par les milieux politico- financiers. Toute cette stratégie reposent sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale. On comprend mieux l’inquiétude des russes qui se retrouvent avec un scénario à l’Ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe. Un président français choisi directement par les américains ? De Gaulle va se retourner dans sa tombe.

Caricature Macron : beaucoup de bruit pour rien

Sur le compte officiel Twitter du parti Les Républicains une caricature satirique (cf. au début) d’Emmanuel Macron a été publiée. Cela a créé l’émoi dans le camp de Macron et dans le camp adverse ! Crime de lèse-majesté envers le chou-chou des banksters et des réseaux financiers apatrides : la caricature en question aurait des connotations… antisémites en reprenant, soi-disant, les codes de l’imagerie anti-juive des années 1930 !

« En marche » est glacé d’effroi devant cet antisémitisme larvé décrypté par certains sur les réseaux sociaux. Il faut bien avoir de drôles de lunettes pour le discerner dans le dessin incriminé, pire que diabolique, mais le mot qui tue étant lâché et les loups avec, cette représentation du candidat Macron permet à ce dernier de jouer la victimisation, de faire parler de lui dans le landerneau médiatique, au moment où on ne parle que de Fillon, même si c’est en mal, et d’éviter que l’on se penche sur sa « galaxie », tout en condamnant le candidat des Républicains à faire face à la reductio ad Hitlerum, arme fatale diabolique qui devrait finir de détruire sa réputation.

Pour ne pas être enterrés vivants, les apparatchiks Républicains ont baissé leur pantalon. Le responsable de la caricature, le directeur de la communication des Républicains, a été immédiatement convoqué par les instances du parti pour « un entretien disciplinaire ». Quant au candidat à l’Élysée Fillon, il s’est empressé de juger ce dessin « inacceptable ».

N’en reste pas moins que la galaxie Macron s’étoffe :

 

Il rassemble de l’ancien ministre de Chirac Renaud Dutreil à d’anciens communistes comme Robert Hue et Patrick Braouzec, en passant par François Bayrou, le centriste Jean Arthuis, les écologistes, François de Rugy, Daniel Cohn-Bendit ou Corinne Lepage, des radicaux de gauche, de nombreux socialistes comme Bertrand Delanoë, Gérard Collomb… et la liste n’est pas exhaustive.

Les soutiens les plus divers affluent vers Emmanuel Macron à son plus haut niveau dans les sondages. « Ni de droite, ni de gauche », « de droite et de gauche » : Emmanuel Macron a trouvé des formules suffisamment ambiguës pour être le réceptacle des déçus de la droite et de la gauche ainsi que d’un électorat en quête de têtes nouvelles.

« En Marche ! » ou l’auberge espagnole d’un paysage politique en plein bouleversement. Macron attire à lui aussi des membres de la société civile, des intellectuels (voir ci-dessus).

Ceux qui depuis des mois dénoncent une « aventure personnelle » en sont pour leur frais. Non seulement l’ancien ministre engrange des soutiens de divers horizons mais il remplit des salles, porté par une « macromania » médiatique qu’il entretient en couple avec son épouse Brigitte. Son électorat est encore fragile mais il se solidifie progressivement.

Le programme qu’il a présenté s’affiche comme suffisamment équilibré pour ne pas avoir provoqué des départs parmi ses partisans. Au contraire, depuis, les soutiens continuent d’affluer.

La solide « bulle Macron »

En attendant, la « bulle Macron » dont certains ont raillé la fragilité pendant longtemps n’a toujours pas explosé. Au contraire, elle s’est affermie…

 

yogaesoteric
18 février 2018