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Orbán : le plan de Soros est en train d’être appliqué à Bruxelles

Le Premier ministre Viktor Orbán a donné en 7 juillet une interview dans l’émission « 180 minutes » de Kossuth Radio. Au sujet de la campagne d’affiches du gouvernement, il a affirmé que le plan d’immigration de George Soros est en train d’être mis en œuvre à Bruxelles, et qu’il était bon que le peuple hongrois en soit informé.


Un des éléments de ce plan est d’amener un million de migrants en Europe chaque année. Le second élément serait une autorité européenne de l’asile, qui soustrairait ce domaine à l’autorité des pays membres. Ceux-ci ne pourraient plus décider qui ils admettent.

Au sujet de l’immigration, chacun en Europe sait que la Hongrie a raison. Cependant, l’Europe n’est pas guidée par le peuple, mais par des faiseurs d’opinion liés à la gauche par l’idéologie et les intérêts financiers, et dont les décisions sont contraires aux intérêts de leur propre pays. En même temps, les politiciens européens sont toujours plus nombreux à exiger la fin de l’immigration, si bien que le tournant ne manquera pas d’arriver tôt ou tard. Tout le monde sait que répartir les migrants déjà admis n’est pas la solution. Ce qu’il faut, c’est stopper en Libye ceux qui n’ont pas encore traversé, et expulser d’Europe ceux qui y sont déjà, au lieu de se les refiler mutuellement comme des patates chaudes. Tant que l’Europe parle de répartition des migrants, en Afrique cela sonne comme une invitation.

Au sujet de la Libye, Viktor Orbán estime qu’il n’aurait pas fallu tuer Kadhafi. Personne ne dit que c’était une démocratie exemplaire, mais au moins il y avait un gouvernement. C’est une « folie européenne » que cette pratique d’exiger que les principes en usage dans les pays occidentaux soient aussi appliqués dans des régions ayant d’autres civilisations. Cela détruit leur stabilité. Du temps de Kadhafi, il n’y avait pas de migration massive, car il y avait un accord entre l’Italie et la Libye. Les leaders européens sont responsables de la situation actuelle, dit V. Orbán. Des forces armées européennes devraient être stationnées sur la côte nord de la Libye.


Au sujet des ONG, V. Orbán relève que l’Italie est maintenant confrontée au même problème que la Hongrie en 2015, quand la principale route migratoire passait par les Balkans. Ces réseaux internationaux sont financés par Soros et ils aident les migrants à franchir les frontières illégalement, ils secourent des criminels et des terroristes. Les seuls en Hongrie qui ne sont pas prêts à reconnaître « ces faits évidents » sont les médias de gauche et ceux financés par Soros.

V. Orbán s’attend à voir toujours plus de nations rejeter des plans comme ceux de Soros, et « après l’Italie, nous attendons l’Etat membre suivant qui rejoindra notre club ».

Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, a cru bon de comparer la situation migratoire actuelle à la vague des réfugiés hongrois de 1956. V. Orbán a répliqué qu’en 1956, tout gouvernement d’Europe occidentale qui aurait dit que les Hongrois venaient d’une autre culture [« were culturally alien »] serait tombé. La Hongrie est un pays chrétien et fait partie de l’Europe. Il ne faut pas faire de telles comparaisons.

Quand les Hongrois ont été forcés de fuir leur pays, ils n’ont pas traversé la frontière à leur guise. Ils ont suivi les instructions des gardes-frontière et ont sagement gagné les camps de réfugiés en Autriche, où ils sont restés pacifiquement pendant des années, avant d’être répartis dans d’autres pays. Des gens qui se mettent en route, piétinent les barrières, disent ouvertement qu’ils veulent violer les lois européennes et les lois nationales, qui nous dictent où ils veulent aller et disent que personne ne peut les arrêter, non, il n’y avait rien de tel en 1956.

Au sujet de Trump et de sa visite à Varsovie, V. Orbán a souligné l’importance du fait que le président américain ait décidé de prononcer son premier grand discours programmatique en Europe centrale et spécialement dans la capitale polonaise. Sur la migration, les positions des Etats-Unis et de l’Europe centrale coïncident : il faut protéger les frontières, et emprisonner les migrants [illégaux].

En réponse à l’affirmation du chancelier autrichien Chritian Kern sur les divisions au sein du groupe de Visegrád (V4), V. Orbán rappelle qu’en politique il n’est jamais bon de prendre ses désirs pour la réalité. L’Autriche est un pays talentueux, à haut niveau de vie, mais en politique étrangère elle est un peu perdue.



yogaesoteric
21 novembre 2017