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En Chine, Les Moso, dernier peuple matriarcal intact


Le peuple Moso a été déclaré peuple modèle au 50ème anniversaire de l’ONU. Les Moso sont le dernier peuple matriarcal intact. Cette société parfaite aux pieds de l’Himalaya est structurée sans père ni mari, mais pas sans oncle.

Les principes de vie Moso :
- pas de mariage : les enfants restent vivre chez leur mère toute leur vie ;
- pas de paternité : les enfants sont élevés par les oncles, pas de complexe d’Œdipe ;
- tout passe par la mère : nom, propriété... ;
- la sexualité est libre : chacun est libre d’avoir (en secret) autant d’amants qu’il le désire, et de changer à volonté ;
- ils vivent dans des communautés familiales : la propriété appartient à tout le clan familial, il n’y a pas d’héritage.

Face au mondialisme forcé, que deviennent-ils ?

Aujourd’hui, leur mode de vie est encore menacé. Le gouvernement chinois cherche par tous les moyens à le faire disparaître... par le biais de la finance. Le tourisme se développe dans cette région. Des prêts bancaires avantageux sont accordés aux couples mariés. La propagande est aussi une arme redoutable : école, TV, cinéma, magasines... Le mariage est désormais un phénomène de mode chez les Moso, contaminant 25% de leur population.

Au sud-ouest de la Chine, au Yunnan, une ancienne communauté tribale de bouddhistes tibétains appelée Moso vit sur un modèle de société sans pères.

« Les hommes ne sont qu’objet de décor, des donneurs de sperme qui inséminent les femmes, et qui le plus souvent ne participent pas à l’éducation de leurs enfants » rapporte The Guardian.

En effet, cette tribu matriarcale vit sans mariages (et donc sans divorces). Les femmes y sont traitées de manière égale sinon supérieure à l’homme et l’un comme l’autre peuvent avoir autant de partenaires sexuels qu’il le souhaite sans aucun jugement.

Alors quand Choo Waihong, grande avocate à Singapour a voyagé dans ce village pour la première fois, elle n’en a pas cru ses yeux : « J’ai grandi dans un monde où les hommes sont les patrons » indique-t-elle au Guardian avant d’ajouter: « J’ai été une féministe toute ma vie, les Moso semblaient placer la femme au centre de leur société. C’était inspirant ». Ce qu’elle y découvre est fascinant, raconte le média : « Les enfants du village “ appartiennent ” uniquement à leurs mères, leurs pères biologiques restant vivre dans leur maison matriarcale ». Quant aux petits du village, ils sont élevés par leurs grands-mères, leurs mères, leurs tantes et leurs oncles maternels.

Aujourd’hui Choo y est partiellement installée partageant son temps entre Singapour et ce petit village près du Lac Lugu où elle se retrouve: « Toutes les femmes de Moso sont célibataires » indique-t-elle, elle qui l’est également.

L’objectif de donner la vie

Dans cette société matriarcale, les femmes possèdent, héritent, travaillent les semailles, font les tâches ménagères et s’occupent de l’éducation des enfants.

 

Quant aux hommes, ils s’occupent là où leur force est utile : labourage des terres, constructions, réparations, chasse et participent aux grandes décisions familiales même si le dernier mot revient toujours à la grand-mère. Cependant, s’ils n’ont pas de responsabilités paternelles, les hommes ont tout de même une place importante en tant qu’oncles maternels envers les enfants de leurs sœurs. Ils sont pour les Moso, l’influence masculine nécessaire pour les enfants.

Quant aux femmes, donner la vie reste un de leurs objectifs: « J’ai essayé de les avertir sur les dangers d’une grossesse non désirée, mais ici vous ne devenez complète qu’une fois mère » raconte Choo.

Vous n’entendrez jamais un « oui, je le veux »

Si pour Choo, cela peut paraître bizarre, pour eux, « le mariage est une notion inconcevable (...) La famille nucléaire telle qu’on la comprend existe, mais sous une forme différente » raconte-t-elle. Ainsi, les hommes et les femmes pratiquent le « walking marriage », un terme élégant pour décrire des relations nocturnes et furtives avec leurs « amoureux d’une nuit ». Il existe même des codes, rapporte The Guardian : Lorsqu’un homme se rend dans les quartiers d’une femme, il doit accrocher son chapeau sur la poignée de la porte afin de signaler aux autres hommes ne pas rentrer.

De rencontre d’une nuit à celles plus régulières, voire exclusives qui peuvent se terminer en grossesse, les couples ne vivent jamais ensemble et « vous n’entendrez jamais un “oui, je le veux» indique le média britannique. Pour les femmes de Moso, les hommes sont « souvent une distraction agréable de la corvée de la vie quotidienne, ainsi qu’un donneur de sperme potentiel », explique Choo au Guardian.





yogaesoteric

25 novembre 2017