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Flicage informatique et connecté : Facebook veut lire à l’intérieur du cerveau, sans un mot ni un écrit


Plusieurs dizaines de spécialistes de l’intelligence artificielle travaillent pour Facebook sur un projet qui permettra de lire la pensée dans notre cerveau, sans passer par le mot, parlé ou écrit. L’industrie informatique a pour objectif le flicage connecté et la maîtrise de l’humanité.

Facebook utilise l’intelligence artificielle pour lire la parole dans le cerveau

Il est facile de constater en revanche que quelques entreprises parties hier de rien ont acquis aujourd’hui un poids gigantesque et ambitionnent de gouverner l’humanité demain. Il serait intéressant de savoir qui, et ce qui meut les dirigeants de Google et Facebook.

Il est assez facile aussi de savoir où veut en venir le nouveau projet de Facebook. S’adressant à des développeurs d’applications en Californie, Regina Duncan l’a présenté comme une nouvelle fonctionnalité pour l’usager connecté au réseau social : « Et si vous pouviez taper directement depuis votre cerveau ? Ça a l’air impossible mais c’est plus proche que ce que vous pouvez imaginer ». 60 spécialistes de l’intelligence artificielle appliquée au langage et de l’imagerie cérébrale élaborent donc un système capable de lire notre pensée sans que soit écrit ni prononcé un seul mot.

La philanthropie à l’aide du flicage informatique

Pourquoi ? Pour le bien de l’humanité, bien sûr, c’est Mark Zuckerberg, fondateur et patron de Facebook, qui nous en assure : il entend miniaturiser ce système un jour et le produire en série, de sorte qu’une fois connecté il devienne « une prothèse de langage pour les personnes qui souffrent de troubles de la communication, ou un moyen de donner des instructions dans la réalité augmentée ». Le transhumaniste est humaniste et généreux, il prévoit dans un même élan d’aider les handicapés et de hausser l’homme au-dessus de lui-même dans la réalité augmentée.

Connecté, vous êtes fliqué, sans avoir dit ni écrit un mot

En attendant les flics de l’informatique exercent leur fonction de base, le flicage. Avec beaucoup de délicatesse et de pédagogie technologique. Les scientifiques mis au turf par Facebook vont focaliser leurs recherches sur la partie du cerveau qui héberge le centre du langage pour décoder les mots qui s’y forment (au commencement de la pensée était le verbe) et les transcrire sur ordinateur à la vitesse de cent mots minutes, soit cinq fois plus vite que nous ne le faisons lorsque nous tripotons notre Smartphone. Le truc sera prêt dans deux ans paraît-il et fonctionnera avec des « capteurs non invasifs », sans qu’il y ait besoin de nous implanter des puces. Ouf ! La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) respire. Or, comme il est possible techniquement d’entrer dans n’importe quel ordinateur, dès que vous serez connecté, le flicage de votre cerveau sera assuré en permanence, à la disposition de Facebook ou/et de n’importe quel autre système de surveillance.



yogaesoteric
29 mai 2017